mercredi 23 juillet 2008
Bornage étouffe-chrétien
lundi 21 juillet 2008
"La pertinence et la modernité de la foi"
vendredi 18 juillet 2008
Le clocher et le lucre : les étincelles des relations internationales
Omar al-Bachir vit des moments difficiles. Son Excellence vient de recevoir l'invitation du Procureur Moreno-Ocampo de bien vouloir rejoindre les geôles de La Haye. Grief: génocide (en réalité, le procureur ne fait que demander à la Chambre préliminaire de bien vouloir le poursuivre). Il ne faut pas mélanger les torchons avec les serviettes; c'est du sérieux. Le Président Uribe est accusé d'avoir utilisé le drapeau de la Croix Rouge pour mener à bien son illustre opération militaire. "Mais alors, petit malin, t'as donc libéré Ingrid perfidement, dis donc, quelle dégueulasserie ! Fourbe. Allez rends la, on recommence". Evidemment, le commun des mortels ne s'intéresse pas à ces débats scolastiques. Histoire de dentelle. La politesse dans le combat. "Oui mais attendez, j'ai libéré des otages, je n'ai tué personne". On s'en fout. Crime de guerre. Parenthèse close.

Ce sinistre Président, dont le nom signifie exaspérément "annonciateur de bonnes nouvelles, beau, ange", avait jadis reçu les honneurs lors de sa visite d'Etat en Turquie. Lui, un "islamiste en gerbe", son homologue turc un soi-disant "islamiste en herbe". Une rencontre idyllique. En grande pompe. L'hospitalité turque. Le Premier Ministre Erdogan avait même voulu se la jouer : "rien de grave, c'est abracadabrantesque".
Bien sûr dans ces moments de torpeur, il n'a qu'à décharger sa rate et les épaules se bousculent : les Chinois trouvent les bons arguments : "mais enfin, il y a une mission de paix qui a déjà assez de mal à s'enraciner, ne brusquons rien"; les Russes, par tradition, acquiescent, le frère Chinois a raison; les Africains et les Arabes sont mécontents, on les comprend : "pas touche à notre frère, vous voulez nous coloniser hein, allez dites-le". Le registre dérape souvent dans ces cas-là.
Jadis, Milosevic avait également été indûment inquiété; les négociations continuaient et le Président Ahtisaari était irrité : on n'accuse pas un dirigeant sur le point de conclure un accord. Finalement, il a eu tort, les deux ont pu se combiner. Accusation du TPIY puis accord et enfin procès. Son coeur a lâché, c'est un autre problème...
Balzac aurait applaudi le réveil de cette "pesante diplomatie qui (...) fait trois pas dans un boisseau". D'ailleurs, le Secrétaire Ban en profite pour hausser le ton : "oui, il faut jongler entre justice et paix mais bon, il faut savoir délaisser les mauvaises traditions". Du coup, Omar compte sur ses amis de coeur et de religion et ses camarades de circonstance; son ministre chargé des affaires humanitaires (sic) est lui-même sous le coup d'un mandat d'arrêt. On est au bout de notre latin.
La justice internationale fait des remous; les procureurs font ce qu'ils peuvent. Carla fixait bien les yeux de ses interlocuteurs serbes : "Mladic et Karadzic". "Tu nous emmerdes avec tes manies; lâche-nous, on veut entrer en Europe, printaner". Ils sont toujours en fuite. Officiellement, les Serbes les ont perdus de vue...
La justice harcèle. Mais le Conseil de sécurité a le dernier mot; contre toute raison, il a le luxe de décréter : " les raisins sont trop verts". C'est sans doute mieux que de ne pas en fiche une secousse; la diplomatie est claire: l'art d'avancer à pas mesurés. Et comme on dit, il n'y a que le premier pas qui coûte. La suite n'est que patience. Allez Omar, prépare-toi...
lundi 14 juillet 2008
Joli 14 juillet
samedi 12 juillet 2008
Qui se ressemble s'assemble
mercredi 9 juillet 2008
Audaces et gâteries des juges : une histoire de chèvres
mardi 8 juillet 2008
BEETHOVEN.ODE TO JOY
La joie se trouve "dans la fraternité des hommes, unis et solidaires": "tous les hommes seront frères".
Wilhelm Kempff plays Beethoven's Moonlight Sonata mvt. 1
Sonate appelée "Clair de lune": dédiée à la comtesse Giulietta Guicciardi dont Beethoven tomba amoureux mais qui en épousa un autre; "humeur pensive".
Harnoncourt/VPO Mozart Sym No.40 1st Mov.
Symphonie dite "tragique": "affliction", "chagrin", "malaise".
Mozart vient de perdre une fillette en bas âge.
Requiem aeternam - Requiem K626 Wolfgang Amadeus Mozart
Atmosphère "grave et solennelle" pour que Dieu nous accorde "le repos éternel".
Vivaldi - Spring
"Atmosphère festive" coupée par un "grondement de tonnerre", "l'assoupissement du berger" et reprenant son entrain originel pour finir "en plein coeur de la fête".
samedi 5 juillet 2008
Misère de la politicienne
jeudi 3 juillet 2008
L'Honneur ne devrait pas avoir de pays...
lundi 30 juin 2008
Chacun sa croix
jeudi 26 juin 2008
C'est tombé dans l'oreille d'un sourd

Ni partie de jambes en l'air ni bécot incongru. Simple rinçage de l'oeil.
Pour une fois que les Turcs jouent à l'impérialisme culturel, ça fait des dégâts. Ce garçon dont la beauté crêve les yeux et incommode ses pairs sexuels s'appelle Kivanç Tatlitug ("douce plume" si je ne m'abuse). Il a 25 ans, est comédien et mannequin.
Bien sûr cette malheureuse Jordanienne n'a pas eu droit à ses faveurs; là n'est point la cause de l'ire seigneuriale. Les séries turques font fureur dans le monde arabe. On se les arrache. Les sociologues se sont donc penchés sur la question. Résultat: elles dérèglent la vie "paisible", "simple", "modérée" des couples arabes. Une beauté devant, un rustre à côté. On peut, à la limite, la comprendre. Les blonds sont rares dans ces contrées.
Le mari porte le grief: elle a enregistré la photo de Kivanç sur son portable et pis encore, il trône sur sa page principale. Attirance platonique. On attend le verdict.
Les Turcs sont connus pour leur excessive faiblesse pour les séries. Rien de blâmable. En Occident, on lit; en Orient, on préfère la version visuelle. Le farniente. Pourquoi se faire mal aux yeux et au dos lorsque l'on peut suivre la même histoire, assis tranquillement sur son canapé, graines de tournesol à la bouche et verre de thé à la main. Chacun sa méthode d'apprentissage de la culture. Les Latinos sont les spécialistes en la matière.
La jalousie, nous disent les médecins, peut prendre des allures de pathologie. Dans une société qui n'offre pas trop d'occasions pour jalouser sa dulcinée, le geste du mari est sans doute excessif. Heureusement, nos "Lumières" sont là pour soutenir les femmes "foudroyées" dans ces moments : "Oh, tu as bien fait, de toute façon c'était un cornichon, ton mari, tu t'en débarrasses". Et hop, on déride.
La superficialité du réconfort ne fait pas de doute; on stigmatise toujours. Jamais un pas vers l'autre, pour le comprendre, l'aider si besoin, on préfère le reléguer à son monde obscur; on a libéré la victime, le coupable "rétro" repart pour d'autres aventures avec le même état d'esprit. Et on appelle cela "les valeurs républicaines". Elles sont sauves mais le débat au fond est escamoté, encore une fois. Tel serait le sort du Musulman : une tête de Turc mais pas encore un interlocuteur, les mauvaises langues disent qu'il est nul en réception. Tant que le monde arabo-musulman confirme ce fait, c'est vrai que demander à la France de lui prêter l'oreille, c'est du culot.
Solution: démocratie/Etat de droit/Renaissance/Droits de l'Homme; ventre affamé, cerveau brûlé n'a point d'oreilles.
lundi 23 juin 2008
Une démocratie de droit divin: vox dei vox populi
jeudi 19 juin 2008
Halte aux Fesseurs ou leçon de savoir-vivre avec ses petits bonhommes
dimanche 15 juin 2008
La réserve judiciaire et l'honneur


jeudi 12 juin 2008
Les Anciens et la reconversion
En Turquie, l'ancien putchiste Evren (1980-1989) dessine, se promène, vit dans son coin et s'essaie de temps à autre à l'analyse politique. Personne n'insiste pour l'écouter...



lundi 9 juin 2008
La croisée des convictions et le dédouanement de soi: posture d'un apprenti Janus
jeudi 5 juin 2008
Les quinquets des Assommoirs de la République
mercredi 4 juin 2008
Un Noir versus un Vieux
vendredi 30 mai 2008
"Savgate" et "Babacangate": essai de critique du Gouvernement turc
mercredi 28 mai 2008
Lorsque la clergie fait son métier: prononcer la Loi
dimanche 25 mai 2008
Le Liban a trouvé son Chrétien, la Turquie emprisonne son Musulman le plus illustre
vendredi 23 mai 2008
L'incontinence des juristes turcs

Ensuite, c'est le Président du Haut Conseil aux Elections qui s'est manifesté; il a rappelé sereinement que rien n'interdisait à M. le Premier Ministre, en cas d'interdiction de son parti, de continuer son combat politique en simple député indépendant. Presque un pied de nez, mais il était sincère; opération de sauvetage ont dénoncé certains. Le juge a déjà tranché le litige in abstracto.


Enfin, la Cour de cassation a préféré donner le bal; elle a tout bonnement publié une déclaration au "Grand peuple turc"; elle se désole des pressions exercées sur la justice turque: les responsables européens, les intellectuels, les partisans de l'AKP, etc. interviennent dans notre conscience disent-ils. Elle demande, en outre, de laisser tranquille la grande soeur, la Cour constitutionnelle. Enfin, elle défend son parquet audacieux et s'en prend, dans un élan schmittien, aux obscurantistes qui font tomber une à une les tourelles. La réception est toujours aléatoire: pas pour le CHP qui rallie, sans état d'âme, toute déclaration officielle; il publie immédiatement une déclaration de soutien en ricanant comme un peigne. L'avenir est dans le chaos. Les recteurs ne sont jamais en reste dans ces moments-là. D'aucuns applaudissent: la justice résiste férocement aux tentatives anti-kémalistes; comment ne pas être conscient du "fascisme à calotte" ambiant !

On vient d'apprendre que le Conseil d'Etat a publié un commentaire du texte de la Cour de cassation; il rappelle que le Gouvernement aurait dû se dresser contre les pressions européennes. Soit. Il a raison; mais une protestation doit se faire à chaud. Tout le monde se regarde: ça date de quand déjà la déclaration d'Olli Rehn ? Peu importe: le Conseil d'Etat s'est prononcé, attachons-nous au texte; d'accord mais les boursicoteurs font la moue. Un Conseil d'Etat hostile au Gouvernement, on rêve: les conseillers d'Etat français en sont émus et presque jaloux.
lundi 19 mai 2008
A bâtons rompus
Önder Sav est le "secrétaire général" du CHP, Parti républicain du peuple (gauche nationaliste). Je n'avais aucune raison particulière pour me pencher sur son cas: du CHP, vieux, effacé, dogmatique, etc. Un homme de l'ombre, nous dit-on; mais un avocat de formation et ex-bâtonnier de l'ordre national des avocats.